Calicivirose du chat : symptômes buccaux et prise en charge
La calicivirose du chat provoque ulcères buccaux, fièvre et troubles respiratoires. Symptômes, traitement vétérinaire, vaccination et prévention.
La cystite du chat est une inflammation de la vessie souvent liee au stress. Causes, symptômes, traitement vétérinaire et prévention des recidives.
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11 min
Publié le
12 février 2025
Auteur
La Rédaction Titiranol
La cystite chez le chat designe une inflammation de la paroi de la vessie. Elle fait partie des maladies du bas appareil urinaire félin (MBAUF), un ensemble d’affections qui touchent la vessie et l’uretre. Ces troubles urinaires comptent parmi les motifs de consultation les plus courants en medecine féline.
Dans 60 a 80% des cas, aucune cause précise n’est identifiée malgre des examens approfondis. On parle alors de cystite idiopathique féline (CIF). Cette forme domine largement chez les chats jeunes et adultes, entre 2 et 6 ans. Les infections urinaires bacteriennes, contrairement a ce que l’on pourrait croire, restent rares chez le chat : elles représentent moins de 1% des affections du bas appareil urinaire chez les sujets jeunes. Elles sont plus fréquentes chez les chats âgés ou atteints de maladies chroniques comme le diabete ou l’insuffisance renale.
Les mâles sont davantage concernes par les complications graves. Leur uretre, plus long et plus étroit que celui des femelles, s’obstrue plus facilement. Un chat mâle “bouche”, incapable d’uriner, constitue une urgence vitale.
La CIF est la forme la plus courante. Le terme “idiopathique” signifie que l’origine reste inconnue, mais les recherches récentes orientent vers un mecanisme complexe. Le stress joue un rôle central : il provoque des modifications neurologiques et hormonales qui fragilisent la muqueuse vesicale. Le système nerveux du chat réagit de manière anormale, ce qui déclenché une inflammation sterile de la vessie - sans bactérie ni virus.
Les facteurs de risque identifies :
La CIF n’est pas qu’une maladie de la vessie. Les recherches récentes montrent qu’il s’agit d’une affection systemique, avec des anomalies du système nerveux et endocrinien identifiées chez les chats atteints.
Les calculs (ou urolithiases) se forment quand certains minéraux cristallisent dans l’urine. Les deux types les plus fréquents chez le chat sont les struvites (phospho-ammoniaco-magnesiens) et les oxalates de calcium. Les struvites peuvent être dissous par une alimentation spécifique. Les oxalates de calcium, en revanche, nécessitent souvent un retrait chirurgical.
Les cristaux et les calculs irritent la paroi de la vessie et provoquent une cystite. Ils peuvent aussi former un bouchon dans l’uretre, entrainant une obstruction urinaire.
Les vraies infections bacteriennes sont rares chez le chat jeune et en bonne sante. Elles surviennent surtout chez les chats âgés, les femelles (uretre plus court), et les animaux atteints de maladies sous-jacentes. Pres de 15% des chats diabetiques présentent des infections urinaires récurrentes, en lien avec un desequilibre de l’acidite urinaire.
Les bactéries remontent l’uretre et colonisent la paroi vesicale. Le diagnostic repose sur une culture d’urine qui identifié le germe en cause et permet de choisir l’antibiotique adapté.
Plus rares, les tumeurs de la vessie ou de l’uretre touchent principalement les chats âgés. Elles provoquent des symptômes identiques aux autres formes de cystite. Le diagnostic passe par l’imagerie medicale (echographie, radiographie) et parfois une biopsie.
La cystite idiopathique représente 60 a 80% des troubles urinaires du chat. Les calculs urinaires arrivent en deuxieme position. Les infections bacteriennes pures restent rares chez les chats jeunes.
Les signes d’alerte sont souvent identiques quelle que soit la cause de la cystite. Un propriétaire attentif peut les reperer rapidement.
Le chat se rend très souvent a sa litiere mais n’emet que quelques gouttes d’urine à chaque passage. C’est la pollakiurie - des mictions fréquentes en petite quantité. La miction est douloureuse (strangurie) : le chat miaule, grimace ou adopte une posture crispee, dos voûte et muscles contractes. Du sang peut apparaître dans les urines, leur donnant une teinte rosee a rouge (hematurie).
La malproprete soudaine est un signe classique. Un chat habituellement propre qui urine hors de sa litiere - sur le lit, le canape ou pres de la gamelle - exprime souvent un trouble urinaire, pas un problème comportemental.
Le chat se leche excessivement la région genitale pour tenter de soulager l’inconfort. Il peut devenir agite, irritable ou au contraire prostre. Une baisse d’appétit accompagne souvent la douleur.
Un chat qui se met en position pour uriner sans qu’aucune goutte ne sorte est peut-être “bouche”. L’obstruction uretrale est une urgence vitale, surtout chez le mâle. Sans intervention dans les 24 à 48 heures, l’accumulation d’urine dans la vessie entraine une insuffisance renale aigue potentiellement mortelle.
Le vétérinaire commence par un examen clinique et un entretien avec le propriétaire. Les habitudes urinaires du chat, son environnement, son alimentation et les eventuels facteurs de stress fournissent des indices importants.
L’analyse d’urine est l’examen de première intention. Elle mesure le pH, détecté la présence de sang, de cristaux, de bactéries et evalue la concentration urinaire. Le prelevement se fait par cystocentese (ponction directe de la vessie) pour éviter toute contamination externe.
Si une infection est suspectee, une culture bactérienne (ou uroculture) identifié le germe et déterminé l’antibiotique le plus efficace. L’echographie abdominale visualise la vessie, détecté d’eventuels calculs et evalue l’état des reins. La radiographie complete le bilan quand des calculs sont suspectes mais non visibles a l’echographie.
Un bilan sanguin peut être realise pour verifier la fonction renale et rechercher une maladie sous-jacente (diabete, insuffisance renale chronique).
La CIF est un diagnostic d’exclusion. Le vétérinaire l’evoque quand tous les examens (analyse d’urine, culture, imagerie, bilan sanguin) reviennent normaux et qu’aucune anomalie n’est identifiée. C’est le cas le plus fréquent chez les chats jeunes presentant des troubles urinaires.
La prise en charge depend directement de la cause identifiée. Un traitement adapté soulage rapidement le chat dans la grande majorité des cas.
Les antibiotiques sont inutiles en l’absence d’infection bactérienne. Le traitement repose sur :
Les crises de CIF regressent souvent spontanement en quelques jours. Mais sans modification de l’environnement, les recidives sont quasi certaines : 40 a 50% des chats recidivent dans l’annee qui suit le premier épisode.
L’antibiotherapie est ciblee, basee sur les résultats de la culture urinaire. La durée classique est de 7 à 14 jours. Une infection sporadique bien traitee se résout en général en moins de 48 heures. Si les signes persistent au-delà, une résistance bactérienne ou une rechute sont probables et justifient de nouveaux examens.
Les struvites se dissolvent par un régime alimentaire spécifique qui modifie le pH et la composition des urines. Le processus prend plusieurs semaines. Les oxalates de calcium ne se dissolvent pas et doivent être retires par chirurgie ou par sondage. Après le traitement, un régime de prévention limite la reformation des cristaux.
Le chat “bouche” nécessité un sondage urinaire sous anesthesie générale pour dégager l’uretre et vider la vessie. L’animal est hospitalise sous perfusion pour stabiliser sa fonction renale. Après le desondage, une surveillance de 24 à 48 heures s’impose pour verifier que la miction reprend normalement.
Ne donnez jamais de medicament humain a un chat souffrant de troubles urinaires. Le paracetamol est mortel pour les félins. Seul le vétérinaire peut prescrire un traitement adapté et sans danger.
La prévention repose sur trois axes : l’alimentation, l’hydratation et la gestion de l’environnement. Ces mesures sont particulièrement importantes chez les chats ayant déjà eu un épisode de cystite.
Privilegier la nourriture humide (pâtée, sachets fraîcheur) augmente la consommation d’eau et dilue les urines. Une urine diluee irrite moins la paroi vesicale et limite la formation de cristaux. Pour les chats ayant présente des calculs, le vétérinaire recommandé un aliment therapeutique spécifique au type de cristaux identifies.
Les transitions alimentaires doivent se faire progressivement, sur une dizaine de jours. Un changement brutal d’alimentation est un facteur de stress qui peut lui-même déclencher une crise chez les chats predisposes.
Le chat est un animal qui boit peu par nature. Plusieurs stratégies encouragent la prise d’eau :
C’est la cle de la prévention chez les chats atteints de CIF. Les modifications environnementales multimodales (MEMO) ont prouve leur efficacité dans les études vétérinaires.
Les mesures à mettre en place :
Dans les foyers avec plusieurs chats, la gestion des conflits entre animaux est determinante. Chaque chat doit avoir ses propres ressources (gamelle, litiere, couchage) pour éviter la competition et le stress associé.
Lors des visites annuelles chez le vétérinaire, demandez une analyse d’urine de dépistage. Cet examen simple détecté une concentration anormale ou la présence de cristaux avant que les symptômes n’apparaissent.
La récidive est le problème principal de la cystite féline, en particulier sous sa forme idiopathique. Environ la moitié des chats ayant connu un premier épisode rechuteront dans l’annee. Certains chats font des crises a répétition, avec des épisodes si rapproches que les symptômes semblent permanents.
Chaque nouvel épisode de cystite n’est pas forcement identique au précédent. Un chat qui a fait une cystite idiopathique peut développer des calculs urinaires lors d’un épisode ulterieur. Le vétérinaire doit reevaluer la situation à chaque crise pour adapter le traitement.
La therapie environnementale et alimentaire reste le socle de la prévention des recidives. Les études montrent qu’un enrichissement environnemental bien mene dans un cadre stable réduit la fréquence et la gravité des crises. Les changements doivent être introduits progressivement, un par un, en s’adaptant aux préférences du chat.
Pour les chats qui recidivent malgre toutes les mesures preventives, le vétérinaire peut proposer un traitement anti-anxiété au long cours. La fluoxetine fait partie des molecules les plus utilisees dans cette indication. Le traitement dure plusieurs mois et nécessité un suivi régulier.
La cystite féline n’est généralement pas mortelle en elle-même. Ce sont les complications - obstruction uretrale, insuffisance renale aigue - et la répétition des crises qui mettent l’animal en danger. Un chat correctement pris en charge, dans un environnement adapté à ses besoins, peut vivre normalement malgre une predisposition aux troubles urinaires.
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