Sevrage du chaton : réussir son alimentation sans risque
Dans les consultations vétérinaires, une question tombe chaque semaine : « Son sevrage, il est bien avancé ? » La réponse tient moins à l’âge du chaton qu’à
Votre chat se gratte les oreilles sans arrêt ? Découvrez les causes possibles, de la gale auriculaire aux allergies, et les gestes à poser avant la consultation vétérinaire.
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8 min
Publié le
18 mai 2026
Auteur
La Rédaction Titiranol
Dans les salles d’attente des cliniques vétérinaires, c’est une question récurrente : « Docteur, pourquoi mon chat se gratte les oreilles sans arrêt ? » La réponse varie d’un patient à l’autre, mais le constat est toujours le même : une oreille qui gratte, c’est une oreille qui souffre. Et ce n’est jamais un caprice. Un chat qui secoue la tête ou se frotte l’oreille au sol envoie un message clair : quelque chose ne va pas dans son conduit auditif. En tant que propriétaire, votre premier réflexe ne doit pas être d’attraper un coton-tige, mais d’observer et de comprendre.
Quand un chat se gratte l’oreille une ou deux fois par jour, c’est un geste de toilette normal. Mais quand ce comportement devient frénétique, qu’il s’accompagne de secouements de tête répétés, de gémissements ou d’une oreille qui penche, le signal d’alarme est déclenché. L’oreille du chat est un organe délicat, avec un conduit en L qui piège facilement les sécrétions et les parasites. La première cause à suspecter n’a rien de mystérieuse : neuf fois sur dix, on a affaire à un parasite.
Regardez l’intérieur de l’oreille de votre compagnon : si vous voyez un dépôt noirâtre, granuleux, qui ressemble à du marc de café, il s’agit très probablement de cérumen mêlé aux déjections d’acariens du genre Otodectes cynotis. Ce parasite microscopique se nourrit des débris cutanés et provoque une irritation intense. La gale auriculaire est très contagieuse entre chats, mais aussi entre chiens et chats. Un simple contact avec un congénère infesté, ou même avec un environnement contaminé (panier, brosse), suffit.
Parmi les causes de démangeaisons auriculaires, la gale des oreilles est de loin la plus fréquente en médecine féline. Les otodectes sont des acariens de surface qui colonisent le conduit auditif, parfois le pavillon. La femelle pond ses œufs dans le cérumen, et le cycle complet dure environ trois semaines. Pendant ce temps, le chat se gratte, se secoue, et peut provoquer des lésions cutanées autour de l’oreille, parfois jusqu’au cou.
Le vétérinaire prélève un peu de cérumen à l’aide d’un coton-tige stérile (un geste qu’il maîtrise, contrairement à nous) et observe l’échantillon au microscope. Les otodectes adultes sont visibles, mobiles, et leur présence confirme la gale. Parfois, une otite bactérienne ou fongique secondaire se développe parce que la peau irritée est devenue une porte d’entrée pour les germes. Le traitement repose sur un antiparasitaire en spot-on ou en pipette auriculaire, prescrit par le professionnel. Les produits en vente libre à base de pyréthrinoïdes peuvent être toxiques pour le chat ; ne jouez pas aux apprentis pharmaciens.
Le point positif : lorsque le traitement est bien conduit et que l’environnement est nettoyé (aspiration des paniers, lavage des couvertures à 60°C), la guérison est rapide. Mais si vous arrêtez le traitement trop tôt, le parasite revient. Comptez au moins deux à trois semaines de suivi.
Une oreille qui gratte peut aussi révéler une otite externe, moyenne ou interne. Ces infections se développent souvent sur un terrain fragilisé : un conduit déjà irrité par des acariens, un corps étranger, ou une allergie sous-jacente. Les bactéries (Staphylococcus, Pseudomonas) et les levures (Malassezia) prolifèrent dans le cérumen, rendant l’oreille douloureuse et malodorante.
Un chat qui a mal à l’oreille ne se laisse pas toujours examiner. Il peut devenir agressif, refuser qu’on touche sa tête. Vous remarquerez un écoulement jaunâtre ou purulent, et une rougeur intense du conduit. À ce stade, le vétérinaire devra effectuer un nettoyage auriculaire sous sédation légère, puis prescrire des gouttes antibiotiques ou antifongiques. Une otite non traitée peut perforer le tympan et atteindre l’oreille moyenne, avec des conséquences neurologiques (tête penchée, perte d’équilibre). Le message est clair : ne laissez pas une oreille qui gratte dégénérer en otite chronique.
Les démangeaisons auriculaires ne sont pas toujours d’origine parasitaire. Une allergie alimentaire ou une dermatite atopique peut s’exprimer uniquement au niveau des oreilles. Le chat se gratte les pavillons, secoue la tête, mais l’intérieur du conduit est propre, sans cérumen noir ni odeur. C’est une piste à explorer quand les traitements antiparasitaires ne donnent rien.
Si votre chat présente par ailleurs des symptômes d’allergie alimentaire, comme des vomissements intermittents ou des rougeurs sur les babines, l’hypothèse d’une intolérance à une protéine (poulet, bœuf, poisson) devient plausible. Dans ce cas, un régime d’éviction strict, à base de protéines hydrolysées ou de sources nouvelles (lapin, canard), est la seule méthode fiable pour confirmer le diagnostic. Votre vétérinaire vous guidera sur la durée du test (généralement huit semaines).
L’atopie, quant à elle, est une réaction exagérée à des allergènes environnementaux (acariens de poussière, pollens). Elle s’accompagne souvent de lésions cutanées ailleurs sur le corps, mais les oreilles peuvent être le premier site visible. Dans tous les cas, l’allergie est un diagnostic d’exclusion : on écarte d’abord les parasites, les infections et les corps étrangers.
Un épillet, cette petite herbe sèche qui se faufile partout en été, peut pénétrer dans le conduit auditif d’un chat qui se promène dehors. Sa surface barbelée lui permet de progresser facilement, mais pas de ressortir. Le chat se gratte alors brutalement, couine, refuse qu’on touche son oreille. C’est une urgence vétérinaire : l’épillet peut perforer le tympan en quelques jours.
Moins dramatiques mais tout aussi inconfortables, les bouchons de cérumen et les petites plaies dues à des griffures (un conflit entre chats, par exemple) entretiennent un prurit localisé. Un examen otoscopique réalisé par le vétérinaire permet de lever le doute en quelques secondes. Attention, en cas de plaie, n’appliquez aucun produit sans avis médical, sous peine d’aggraver l’inflammation.
Il y a une phrase que tout auxiliaire vétérinaire a prononcée des centaines de fois : « N’utilisez surtout pas de coton-tige ». Pourtant, beaucoup de propriétaires continuent, pensant bien faire. Le conduit auditif du chat n’est pas rectiligne comme le nôtre ; il forme un angle quasiment à 90 degrés. En introduisant un coton-tige, vous poussez le cérumen et les débris vers le fond, vous créez un bouchon compact, et vous risquez de léser le tympan. Un chat qui hurle quand on touche son oreille n’est pas « douillet » : il a mal.
Autre erreur fréquente : les huiles essentielles. Tea tree, lavande, eucalyptus sont neurotoxiques pour les chats, qui ne possèdent pas les enzymes hépatiques nécessaires pour les éliminer. Quelques gouttes dans l’oreille peuvent provoquer des tremblements, une hypersalivation, voire un coma. Les remèdes « naturels » ne sont pas toujours inoffensifs, surtout quand on les applique directement sur une muqueuse.
Enfin, évitez les recettes de grand-mère à base de vinaigre ou d’eau oxygénée, qui modifient le pH du conduit et décapent l’épiderme fragilisé. Seul un nettoyant auriculaire vétérinaire, au pH adapté, doit entrer dans l’oreille d’un chat.
Le nettoyage auriculaire fait partie de la médecine préventive, à condition de respecter les bonnes pratiques. Un chat aux oreilles saines n’a pas besoin d’un nettoyage hebdomadaire : une fois par mois, ou simplement lors de la visite de contrôle chez le vétérinaire, suffit. L’excès de nettoyage peut déséquilibrer la flore locale et favoriser les otites.
Si votre vétérinaire vous a prescrit un nettoyant, commencez par tenir le flacon tiédi dans la main (le froid est désagréable). Instillez le produit dans le conduit sans enfoncer l’embout. Massez doucement la base de l’oreille pendant une trentaine de secondes : vous entendrez un bruit de succion, signe que le liquide décolle le cérumen. Laissez le chat secouer la tête : c’est son réflexe naturel pour évacuer les débris. Essuyez ensuite l’excédent avec une compresse ou un coton, sans jamais pénétrer dans le conduit.
Un chat qui se débat n’est pas un mauvais sujet : il a simplement peur ou mal. N’immobilisez jamais sa tête de force. Si le nettoyage est une épreuve, demandez à votre vétérinaire de vous montrer la technique, ou confiez-lui le soin. Certains chats, notamment ceux qui ont déjà vécu une otite douloureuse, associent la manipulation des oreilles à un traumatisme. La patience et les récompenses alimentaires (une friandise après le soin) aident à restaurer la confiance.
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