Anti-puces pour chat : prévention et traitement
Comprendre le cycle de vie des puces, reconnaître une infestation, choisir le bon traitement anti-puces et protéger votre chat toute l'année.
Comment vermifuger votre chat efficacement. Parasites courants, symptômes d'infestation, calendrier de vermifugage et types de vermifuges disponibles.
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6 min
Publié le
10 février 2025
Auteur
La Rédaction Titiranol
Plusieurs types de vers colonisent le tube digestif du chat. Chacun a un cycle de vie, un mode de transmission et des conséquences spécifiques sur la santé de l’animal.
Les ascaris (Toxocara cati et Toxascaris leonina) sont les parasites les plus fréquents chez le chat, en particulier chez les chatons. Ces vers blancs et cylindriques mesurent entre 5 et 15 cm. Ils vivent dans l’intestin grêle où ils se nourrissent du contenu digestif. Leur cycle de vie passe par une migration larvaire dans les poumons et le foie, ce qui provoque parfois une toux transitoire chez les chatons très parasités.
Le ténia le plus courant chez le chat est Dipylidium caninum, transmis par les puces. Le chat ingère une puce infectée en se toilettant, et le ténia se développe dans l’intestin. Un autre ténia fréquent est Taenia taeniaeformis, acquis par la consommation de rongeurs. Les ténias se reconnaissent aux segments blancs - semblables à des grains de riz - visibles autour de l’anus du chat ou sur ses zones de couchage.
Les ankylostomes (Ancylostoma tubaeforme) sont de petits vers de 1 à 2 cm qui se fixent à la paroi intestinale et se nourrissent de sang. Ils provoquent une anémie qui peut être grave chez les chatons et les chats affaiblis. La contamination se fait par ingestion de larves ou par pénétration cutanée.
Les voies de contamination sont multiples et varient selon le parasite :
Un chat légèrement parasité peut ne montrer aucun signe visible. Les symptômes apparaissent quand la charge parasitaire augmente :
Chez le chaton, une infestation massive par les ascaris peut provoquer une toilettage (trichobézoard). Régurgitée périodiquement, elle peut provoquer des occlusions intestinales si elle n'est pas évacuée." tabindex="0">boule de poils ou une tumeur. Urgence chirurgicale se manifestant par des vomissements et une absence de selles." tabindex="0">occlusion intestinale, une situation d’urgence vétérinaire.
La fréquence du vermifugage dépend de l’âge et du mode de vie du chat.
Les chatons doivent être vermifugés dès l’âge de 2 semaines, puis toutes les 2 semaines jusqu’au sevrage. Après le sevrage, le traitement se poursuit une fois par mois jusqu’à l’âge de 6 mois. Ce rythme soutenu est justifié par la contamination via le lait maternel et l’immaturité du système immunitaire.
Un chat vivant exclusivement en intérieur, sans accès à des proies ni contact avec d’autres animaux, peut être vermifugé 2 fois par an. Si le chat vit avec un chien qui sort ou si le foyer compte plusieurs chats, le rythme passe à 4 fois par an.
Un chat qui sort, chasse ou a accès à un jardin doit être vermifugé tous les 3 mois, soit 4 fois par an. Les chats grands chasseurs (qui ramènent régulièrement des proies) bénéficient d’un vermifugage mensuel pendant les périodes de forte activité de chasse (printemps et été).
La chatte gestante est vermifugée dans les jours précédant la mise bas, puis pendant la lactation pour limiter la transmission aux chatons. Le choix du produit doit être validé par le vétérinaire, car certains vermifuges sont contre-indiqués pendant la gestation.
Les comprimés sont la forme la plus répandue. Ils couvrent généralement un large spectre de parasites (ascaris, ténias, ankylostomes). Certains s’administrent directement dans la gueule, d’autres se cachent dans la nourriture. Les comprimés appétents, aromatisés au boeuf ou au poisson, facilitent l’administration.
Les pipettes s’appliquent sur la peau à la base du cou. Le principe actif pénètre à travers la peau et atteint le système digestif par voie sanguine. Certaines pipettes combinent antiparasitaire externe (puces, tiques) et vermifuge interne, ce qui simplifie le calendrier de traitement.
La pâte orale se dépose directement dans la gueule du chat à l’aide d’une seringue graduée. Elle est surtout utilisée chez les chatons, car le dosage s’ajuste facilement au poids de l’animal.
Dans les cas d’infestation sévère, le vétérinaire peut administrer un vermifuge par injection. Cette option est rarement nécessaire en routine mais peut s’avérer utile chez les chats difficiles à traiter par voie orale.
Certains sites recommandent l’ail, la terre de diatomée, les graines de courge ou le vinaigre de cidre comme vermifuges naturels. Les études vétérinaires disponibles ne confirment pas l’efficacité de ces substances pour éliminer les vers intestinaux chez le chat.
L’ail est toxique pour le chat - il provoque une destruction des globules rouges (anémie hémolytique) même à faibles doses. La terre de diatomée n’a pas d’effet démontré sur les vers adultes installés dans l’intestin. Les graines de courge contiennent de la cucurbitine, un acide aminé qui paralyse certains vers in vitro, mais les concentrations nécessaires pour un effet réel chez le chat n’ont pas été établies.
Un chat parasité a besoin d’un vermifuge vétérinaire avec un principe actif dont l’efficacité est prouvée (fenbendazole, milbémycine oxime, praziquantel, pyrantel).
Quelques mesures réduisent le risque de contamination entre deux vermifuges :
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