Calicivirose du chat : symptômes buccaux et prise en charge
La calicivirose du chat provoque ulcères buccaux, fièvre et troubles respiratoires. Symptômes, traitement vétérinaire, vaccination et prévention.
La rage chez le chat est une maladie virale mortelle transmissible à l'homme. Symptômes, réglementation en France, vaccination et règles de voyage.
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13 min
Publié le
11 février 2026
Auteur
La Rédaction Titiranol
La rage est une maladie virale mortelle causée par un lyssavirus de la famille des Rhabdoviridae. Elle touche tous les mammifères, y compris le chat et l’homme. Une fois les symptômes apparus, l’issue est toujours fatale : il n’existe aucun traitement curatif.
Le virus de la rage cible le système nerveux central. Il pénètre dans l’organisme par une plaie (morsure, griffure profonde) et remonte le long des fibres nerveuses jusqu’au cerveau. La progression est lente mais irréversible. Quand le virus atteint le cerveau, il provoque une encéphalite aiguë qui conduit à la mort en quelques jours.
La rage reste l’une des zoonoses les plus meurtrières au monde. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’elle provoque environ 59 000 décès humains par an, principalement en Asie et en Afrique. En Europe, les campagnes de vaccination des animaux sauvages ont permis d’éradiquer la maladie dans de nombreux territoires. La France métropolitaine est officiellement indemne de rage terrestre depuis 2001.
Le chat occupe une place particulière dans l’épidémiologie de la rage. Dans plusieurs pays européens, il est considéré comme une espèce à haut risque pour la transmission à l’homme, car les chats errants ou semi-libres entrent en contact avec la faune sauvage porteuse du virus.
Le virus de la rage se trouve en grande quantité dans la salive des animaux infectés. La contamination se fait par inoculation directe du virus à travers la peau.
La morsure d’un animal enragé est le mode de transmission le plus fréquent. Les crocs percent la peau et déposent la salive chargée de virus directement dans les tissus. Le chat peut être mordu par un renard, un chien errant, une chauve-souris ou un autre chat infecté.
En Europe, le renard roux (Vulpes vulpes) est le principal réservoir du virus. Les cas les plus récents détectés en Europe occidentale proviennent d’importations illégales d’animaux depuis des zones d’endémie rabique : Afrique du Nord, Sud-Est de l’Europe et Asie.
Bien que rares, d’autres modes de transmission existent :
Le virus ne traverse pas la peau intacte. La transmission par voie aérienne est exceptionnelle et limitée à des environnements confinés comme les grottes à chauves-souris. Le virus est fragile dans le milieu extérieur : il est rapidement inactivé par la lumière, la chaleur et la plupart des désinfectants courants.
Les chats d’intérieur sont protégés dans la mesure où ils n’ont aucun contact avec des animaux potentiellement porteurs. Le risque apparait si le chat s’échappe ou si une chauve-souris entre dans le logement.
La période d’incubation varie de 2 semaines à plusieurs mois, selon la localisation de la morsure et la quantité de virus inoculée. Plus la morsure est proche de la tête, plus l’incubation est courte. Pendant cette phase silencieuse, le chat ne présente aucun signe clinique.
La maladie évolue en trois phases distinctes. Environ 90% des chats enragés présentent la forme furieuse.
Les premiers signes sont discrets et facilement confondus avec d’autres affections. Le chat présente un changement de comportement : un animal habituellement calme devient agité, ou un chat sociable se met à fuir le contact. D’autres signes apparaissent :
C’est la phase la plus caractéristique et la plus dangereuse. L’encéphalite provoque des troubles neurologiques graves :
La paralysie s’installe progressivement. La mâchoire tombe, les membres se paralysent. Le chat tombe dans le coma et meurt par arrêt des muscles respiratoires et cardiaques.
Certains chats ne passent pas par la phase d’excitation et présentent directement la forme muette. La paralysie faciale et la mâchoire tombante sont alors les signes les plus visibles.
Si votre chat a été mordu par un animal inconnu ou présente un changement brutal de comportement, isolez-le dans une pièce sans le manipuler et contactez immédiatement un vétérinaire. Ne tentez pas de le soigner vous-même : la rage est transmissible à l’homme par morsure ou griffure.
Le diagnostic de la rage chez le chat se heurte à une difficulté majeure : il ne peut être confirmé avec certitude qu’après la mort de l’animal.
Le vétérinaire suspecte la rage devant l’association de signes neurologiques progressifs (changement de comportement, agressivité, paralysie) et d’un contexte compatible (morsure par un animal sauvage, retour d’un voyage à l’étranger, importation récente).
Les symptômes de la rage ressemblent à d’autres maladies neurologiques : la toxoplasmose cérébrale, une tumeur cérébrale, un empoisonnement ou la péritonite infectieuse féline (PIF). Le vétérinaire doit les écarter au cas par cas.
La confirmation se fait par analyse de laboratoire sur le tissu cérébral, après la mort de l’animal. La technique de référence est l’immunofluorescence directe (IFD), qui détecte la présence du virus dans les cellules nerveuses. Le prélèvement est envoyé à un laboratoire agréé - en France, le Centre national de référence de la rage à l’Institut Pasteur.
Aucun test fiable ne permet de diagnostiquer la rage sur un animal vivant. Des tests sérologiques existent, mais ils mesurent le taux d’anticorps (le titrage antirabique) et servent au contrôle post-vaccinal, pas au diagnostic de la maladie.
En France, la rage est une maladie à déclaration obligatoire. Si un vétérinaire suspecte un cas, il doit le signaler aux autorités sanitaires (Direction Départementale de la Protection des Populations). Le chat est alors placé sous surveillance vétérinaire pendant une durée définie par la réglementation.
La rage fait l’objet d’un cadre juridique strict en raison de son caractère zoonotique mortel.
La France métropolitaine a obtenu le statut de pays indemne de rage terrestre en 2001. Les derniers cas autochtones chez des renards datent de 2000. Cette situation résulte des campagnes de vaccination orale des renards menées depuis les années 1980.
Ce statut ne signifie pas que le risque est nul. Des cas isolés surviennent chez des animaux importés illégalement. En 2023, le dernier cas humain de rage diagnostiqué en France concernait une patiente mordue par un chat au Maroc deux mois auparavant, qui n’avait pas reçu de vaccination post-exposition. En France, environ 3 000 personnes reçoivent chaque année un traitement préventif après une exposition à risque - dont 70% de voyageurs exposés à l’étranger.
Plusieurs obligations s’appliquent aux propriétaires de chats en France :
Un chat qui a mordu une personne, même sans suspicion de rage, doit obligatoirement être présenté à un vétérinaire dans les 24 heures. Trois visites de surveillance sont programmées sur 15 jours. Cette obligation vaut sur tout le territoire français.
La vaccination est le seul moyen de prévenir la rage. Il n’existe aucun traitement curatif une fois les symptômes déclarés.
L’âge minimum pour la primo-vaccination antirabique est fixé à 12 semaines. Le vaccin est administré en une seule injection. La protection est considérée comme effective 21 jours après l’injection. Ce délai est fixé par la réglementation européenne.
Le rappel dépend du type de vaccin utilisé et de la législation du pays. En France, la plupart des vaccins antirabiques pour chats ont une durée de validité d’un an. Certains vaccins récents couvrent jusqu’à trois ans. Le vétérinaire consigne la date de vaccination et la durée de validité dans le passeport européen de l’animal.
En France métropolitaine, la vaccination antirabique n’est pas obligatoire pour les chats qui restent sur le territoire sans voyager. Depuis 2007, plusieurs obligations de vaccination ont été supprimées, y compris pour les chats de première et deuxième catégorie.
La vaccination devient obligatoire dans les cas suivants :
Pour que la vaccination antirabique soit valide, le chat doit remplir deux conditions :
La rage est la contrainte sanitaire centrale pour tout voyage avec un chat. Les formalités varient selon la destination.
Pour voyager avec un chat dans un pays de l’Union européenne, trois conditions doivent être réunies :
Un délai de 21 jours doit s’écouler entre la primo-vaccination et le départ. Pour les rappels effectués dans les délais, aucun délai d’attente n’est requis.
Cas particulier : pour entrer en Irlande, à Malte ou en Suède avec un chat, un titrage des anticorps antirabiques peut être exigé en complément de la vaccination.
Les formalités sont plus lourdes pour les destinations hors UE. La plupart des pays exigent au minimum la vaccination antirabique et un certificat de bonne santé établi dans la semaine précédant le départ.
Pour les pays à situation non favorable vis-à-vis de la rage (liste définie par le règlement UE 576/2013), le retour sur le territoire européen impose un titrage des anticorps antirabiques. Ce test sanguin vérifie que le taux d’anticorps dépasse 0,5 UI/ml - seuil minimal garantissant l’efficacité de la vaccination.
Le titrage est une prise de sang effectuée par le vétérinaire et envoyée à un laboratoire agréé par l’Union européenne. Les résultats sont disponibles sous 2 à 4 semaines.
Il est conseillé d’entreprendre les démarches au moins 3 mois avant le départ vers un pays hors UE.
Anticipez les formalités de voyage bien en amont. Entre l’identification, la primo-vaccination, le délai de 21 jours et le titrage anticorps (si requis), le processus complet peut prendre 4 à 5 mois. Consultez votre vétérinaire au moins 6 mois avant la date de départ prévue.
Si votre chat a été mordu par un animal inconnu ou dont le statut vaccinal est inconnu :
Le vétérinaire évaluera le risque et décidera des mesures à prendre. Un chat vacciné reçoit en général un rappel de vaccination immédiat. Un chat non vacciné est placé sous surveillance sanitaire stricte.
En cas de morsure ou de griffure par un animal potentiellement enragé :
Le traitement post-exposition chez l’homme consiste en 4 ou 5 injections intramusculaires de vaccin antirabique, administrées sur une période de 28 jours. Ce protocole est efficace s’il est commencé rapidement après l’exposition. Il n’existe aucun traitement une fois les symptômes déclarés.
La rage reste endémique dans une grande partie du monde. Si la France métropolitaine est indemne, le risque existe pour les chats qui voyagent et pour leurs propriétaires.
Les cas de rage détectés en Europe occidentale ces dernières années sont liés à des importations illégales d’animaux depuis des zones d’endémie. Des chiots et des chatons achetés à bas prix dans des pays à risque sont introduits sur le territoire sans vaccination ni contrôle sanitaire. Ces animaux représentent un danger direct pour les autres animaux domestiques et pour l’homme.
La réglementation européenne impose des contrôles stricts aux frontières. Un animal de compagnie entrant dans l’UE sans passeport valide, sans vaccination antirabique ou sans titrage anticorps (selon le pays d’origine) peut être refoulé, placé en quarantaine ou euthanasié aux frais du propriétaire.
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