Calicivirose du chat : symptômes buccaux et prise en charge
La calicivirose du chat provoque ulcères buccaux, fièvre et troubles respiratoires. Symptômes, traitement vétérinaire, vaccination et prévention.
Le FIV ou sida du chat est un virus qui affaiblit le système immunitaire. Symptômes, transmission, diagnostic, traitement et espérance de vie.
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10 min
Publié le
11 février 2026
Auteur
La Rédaction Titiranol
Le FIV (Féline Immunodeficiency Virus) est un virus qui s’attaque au système immunitaire du chat. Isolé pour la première fois en 1986 aux États-Unis, ce rétrovirus appartient à la famille des lentivirus - la même que le VIH humain. Le parallèle s’arrête là : le FIV est strictement spécifique aux félidés et ne se transmet pas à l’homme, au chien ou à tout autre animal non félin.
Le virus cible les lymphocytes T, des globules blancs qui jouent un rôle central dans la défense immunitaire. En les détruisant progressivement, le FIV affaiblit la capacité du chat à combattre les infections. L’animal devient vulnérable aux bactéries, virus et champignons qui ne poseraient aucun problème à un chat sain.
On estime qu’environ 15 % des chats errants sont porteurs du FIV en France. Chez les chats domestiques testés en clinique vétérinaire, la prévalence se situe entre 2 et 5 % selon les études. Les mâles non castrés qui sortent et se battent sont les plus touchés.
Le FIV ne se transmet pas à l’homme, même par griffure ou morsure d’un chat infecté. Il est spécifique aux félidés domestiques et sauvages.
La salive d’un chat infecté contient une concentration élevée de virus. Lors d’une morsure profonde, le FIV pénètre directement dans le sang de la victime. Cette voie de transmission représente la grande majorité des contaminations. Les mâles entiers impliqués dans des bagarres territoriales sont les plus exposés.
Le virus ne survit que quelques minutes à l’extérieur de l’organisme. Le simple partage d’une gamelle ou d’un bac à litière ne représente qu’un risque très faible de contamination. Le léchage mutuel entre chats qui vivent ensemble sans conflit ne constitue pas non plus une voie de transmission significative.
L’accouplement en lui-même n’est pas une voie directe de transmission. En revanche, les morsures de la nuque que le mâle inflige à la femelle pendant la saillie peuvent transmettre le virus. Une chatte infectée peut aussi contaminer ses chatons pendant la gestation ou l’allaitement, mais cette voie reste peu fréquente comparée aux morsures.
Certains profils sont davantage exposés au FIV :
Le FIV évolue lentement. C’est un lentivirus - la maladie progresse sur des mois, voire des années, ce qui rend le diagnostic précoce difficile.
Le chat présente des signes discrets : légère fièvre, fatigue passagère, ganglions lymphatiques augmentés de volume. Ces symptômes sont souvent confondus avec un malaise bénin ou passent totalement inaperçus. La phase aiguë dure quelques semaines, puis le chat semble retrouver une santé normale.
C’est la phase la plus longue. Le chat ne montre aucun signe clinique visible. Il mange, joue et se comporte normalement. Le virus est pourtant actif et continue à détruire progressivement les lymphocytes T. Cette période silencieuse dure en moyenne 5 à 10 ans chez certains chats, parfois davantage.
Quand le système immunitaire est suffisamment affaibli, le chat entre dans la phase terminale de la maladie. Les infections opportunistes se multiplient et l’état général se dégrade.
Un chat FIV positif ne doit jamais être euthanasié sur la seule base du diagnostic. La phase asymptomatique peut durer des années. Consultez votre vétérinaire pour établir un plan de suivi adapté.
Les signes cliniques du FIV sont liés à l’immunodépression. Ils apparaissent quand le virus a suffisamment affaibli les défenses du chat. Les symptômes varient d’un animal à l’autre selon les organes touchés.
Les problèmes de bouche sont parmi les signes les plus fréquents du FIV. La gingivite chronique (inflammation des gencives) et la stomatite (inflammation de la cavité buccale) touchent une large proportion de chats FIV positifs. Le chat bave, mange difficilement, a mauvaise haleine et peut présenter des ulcères sur la langue ou les gencives.
L’immunodépression favorise les infections à répétition :
Dans les stades avancés, le FIV peut atteindre le système nerveux central. Le chat présente alors des troubles du comportement (agressivité inhabituelle, désorientation), des convulsions ou des problèmes de coordination motrice. Ces signes neurologiques concernent une minorité de cas.
Les chats FIV positifs ont un risque accru de développer des lymphomes, des tumeurs du système lymphatique. Le lien entre FIV et cancers est comparable à celui observé avec le FeLV (leucose féline), bien que le FIV provoque moins de cancers que le FeLV.
Le test de dépistage le plus courant est le test ELISA (ou test rapide en clinique). Il détecte les anticorps produits par le chat contre le FIV à partir d’une goutte de sang. Le résultat est disponible en 10 à 15 minutes. Ce test est fiable, mais un résultat positif doit être confirmé par un second test.
Le test PCR (Polymerase Chain Réaction) détecte directement l’ADN du virus dans les cellules du chat. Il est plus précis que l’ELISA et permet de confirmer ou d’infirmer un premier résultat positif. La PCR est aussi utile chez les chatons nés de mères infectées, car elle distingue l’infection réelle de la simple présence d’anticorps maternels.
Les chatons nés d’une mère FIV positive héritent temporairement de ses anticorps via le lait maternel. Ils peuvent donc tester positif sans être réellement infectés. Un chaton testé positif avant l’âge de 6 mois doit être testé à nouveau après cet âge, quand les anticorps maternels ont disparu.
Faites tester tout nouveau chat avant de l’introduire dans un foyer où vivent d’autres félins. Le test coûte entre 20 et 50 euros en clinique vétérinaire et protège l’ensemble du groupe.
Il n’existe aucun traitement curatif contre le FIV. Une fois infecté, le chat porte le virus toute sa vie. La prise en charge médicale vise à traiter les symptômes, prévenir les infections secondaires et maintenir la qualité de vie le plus longtemps possible.
Les infections bactériennes secondaires sont traitées par antibiotiques. Les gingivites et stomatites nécessitent souvent des soins dentaires - extractions dentaires dans les cas sévères. Les diarrhées, infections respiratoires et troubles cutanés reçoivent chacun un traitement adapté.
L’interféron oméga félin (Virbagen Omega) est un antiviral qui peut réduire les signes cliniques et prolonger l’espérance de vie des chats FIV positifs symptomatiques. Son efficacité est variable selon les individus et son coût reste élevé.
L’AZT, un antirétroviral utilisé chez l’homme contre le VIH, a montré une certaine efficacité chez le chat FIV positif. Il peut réduire la charge virale et améliorer l’état clinique. Des effets secondaires (anémie, baisse des globules blancs) imposent un suivi sanguin régulier pendant le traitement.
Une alimentation de haute qualité, riche en protéines et facile à digérer, soutient le système immunitaire fragilisé. Les aliments crus (viande crue, oeufs crus, lait non pasteurisé) sont à éviter car ils exposent le chat immunodéprimé à des bactéries pathogènes.
Le FIV n’est pas une condamnation à mort rapide. La maladie progresse lentement et l’espérance de vie varie selon les individus.
Selon les données vétérinaires, environ 18 % des chats FIV positifs meurent dans les 5 ans suivant l’infection. 18 % supplémentaires vivent encore mais présentent des maladies liées à l’immunodépression. Les chats restants - soit la majorité - restent en bonne santé apparente pendant cette période et beaucoup vivent bien au-delà.
Des études montrent que les chats FIV positifs maintenus en intérieur, avec un suivi vétérinaire régulier, peuvent atteindre une espérance de vie similaire à celle des chats non infectés. Un contrôle tous les 6 mois (examen clinique, prise de sang, suivi du poids) permet de détecter les complications à un stade précoce.
Le pronostic dépend de l’âge au moment de l’infection, de l’état de santé général du chat, de la qualité de ses soins et de son environnement. Un chat FIV positif qui vit en intérieur, mange correctement et reçoit un suivi médical adapté à toutes les chances de vivre de longues années.
La castration des mâles réduit les comportements de combat et de vagabondage. Un chat castré se bat moins, mord moins et s’expose donc beaucoup moins au risque de contamination. La ovariectomie) et le mâle (castration). Réduit les comportements indésirables et certains risques de santé." tabindex="0">stérilisation des femelles évite les portées et les contacts à risque liés à l’accouplement. C’est la mesure de prévention la plus efficace.
Un chat d’intérieur n’a aucun contact avec les chats errants potentiellement porteurs du FIV. Pour les chats qui ont l’habitude de sortir, un enclos grillagé ou un filet de protection sur le balcon offrent un compromis entre sécurité et accès à l’air libre.
Aucun vaccin contre le FIV n’est commercialisé en Europe. Un vaccin existe en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon, mais son efficacité est partielle et il interfère avec les tests de dépistage (un chat vacciné teste positif aux anticorps). La vaccination n’est donc pas une option pour les chats vivant en France.
Tester chaque nouveau chat avant de l’introduire dans un foyer est le moyen le plus fiable d’empêcher la propagation du virus. Cette précaution vaut pour les adoptions en refuge, les chats recueillis dans la rue et les achats chez un particulier.
Le FIV ne justifie jamais l’euthanasie d’un chat. De nombreux chats FIV positifs vivent des années sans symptômes. Un diagnostic positif doit conduire à un suivi vétérinaire renforcé, pas à une décision irréversible.
Un chat diagnostiqué FIV positif peut continuer à mener une vie confortable à condition d’adapter quelques habitudes.
Un bilan de santé complet tous les 6 mois est recommandé. Il comprend un examen clinique, une prise de sang (numération formule sanguine, biochimie), un contrôle du poids et un examen buccal. Toute infection doit être traitée rapidement : ce qui serait bénin chez un chat sain peut devenir grave chez un chat immunodéprimé.
Un chat FIV positif peut cohabiter avec des chats non infectés si les relations sont pacifiques et qu’il n’y a pas de bagarres. Le risque de transmission par le simple partage de l’espace de vie, des gamelles et de la litière reste très faible en l’absence de morsures. Si des tensions existent entre les chats, la séparation physique est préférable.
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