Anti-puces pour chat : prévention et traitement
Comprendre le cycle de vie des puces, reconnaître une infestation, choisir le bon traitement anti-puces et protéger votre chat toute l'année.
Un chat senior a des besoins spécifiques. Alimentation adaptée, visites vétérinaires, aménagements du domicile : tout ce qu'il faut savoir pour bien accompagner son chat âgé.
Lecture
7 min
Publié le
10 février 2025
Auteur
La Rédaction Titiranol
Les vétérinaires utilisent une classification en six étapes de vie, définie par l’American Association of Féline Practitioners (AAFP) et l’International Society of Féline Medicine (ISFM) :
Un chat entre dans la catégorie “mature” dès 7 ans. À cet âge, les premiers signes de vieillissement peuvent apparaître, même si le chat semble encore en pleine forme. La période senior (11-14 ans) correspond à un humain de 60 à 72 ans environ. C’est à partir de ce stade que les adaptations deviennent visibles et que les soins doivent évoluer.
L’arthrose touche plus de 90% des chats de plus de 12 ans selon les études radiographiques. Cette maladie articulaire dégénérative est largement sous-diagnostiquée, car le chat ne boîte pas comme le chien. Les signes sont plus subtils : le chat saute moins haut, hésite avant de monter sur le canapé, monte les escaliers plus lentement ou évite certains mouvements.
La masse musculaire diminue avec l’âge (sarcopénie). Un chat senior perd progressivement de la force dans les pattes arrière, ce qui modifie sa façon de se déplacer et de se toiletter.
La vue baisse avec l’âge, en particulier dans l’obscurité. Le cristallin s’opacifie (sclérose nucléaire), donnant un reflet bleuté aux yeux. Cette modification est normale et ne doit pas être confondue avec la cataracte, qui est plus rare chez le chat.
L’audition décline progressivement. Certains chats âgés deviennent partiellement ou totalement sourds. Un chat qui ne réagit plus à l’ouverture d’une boîte de nourriture ou à l’appel de son nom devrait être évalué.
L’odorat diminue aussi, ce qui peut réduire l’appétit. Un chat qui sent moins bien sa nourriture mange moins.
Les reins vieillissent avec le chat. La maladie rénale chronique (MRC) touche environ 30% des chats de plus de 10 ans et jusqu’à 80% des chats de plus de 15 ans. Les reins perdent progressivement leur capacité à filtrer les déchets du sang.
L’hyperthyroïdie est la maladie endocrinienne la plus fréquente du chat âgé. La glande thyroïde produit trop d’hormones, ce qui accélère le métabolisme : le chat mange plus mais maigrit.
Le diabète sucré est plus fréquent chez les chats âgés, en particulier ceux en surpoids. Les signes classiques sont une soif excessive et des urines abondantes.
Un chat senior a des besoins nutritionnels différents d’un chat adulte.
Protéines : contrairement à une idée répandue, il ne faut pas réduire les protéines chez le chat âgé (sauf en cas de maladie rénale avancée). La sarcopénie se combat par un apport protéique suffisant - au minimum 30 à 45% de la matière sèche.
Calories : un chat senior sédentaire a besoin de moins de calories qu’un adulte actif. Le surpoids aggrave l’arthrose et augmente le risque de diabète. À l’inverse, un chat très âgé (15 ans et plus) a souvent du mal à maintenir son poids et peut avoir besoin d’une alimentation plus calorique.
Eau : les chats seniors se déshydratent plus facilement, surtout en cas de maladie rénale. L’alimentation humide (pâtée, sachets fraîcheur) apporte davantage d’eau que les croquettes. Proposer les deux est une bonne approche.
Compléments : les acides gras oméga-3 (EPA/DHA) ont un effet anti-inflammatoire documenté sur les articulations. La glucosamine et la chondroïtine sont souvent ajoutées aux aliments pour chats seniors, bien que les preuves de leur efficacité restent limitées chez le chat.
Un chat senior devrait être examiné par un vétérinaire tous les 6 mois, même en l’absence de symptômes. Les maladies chroniques du chat âgé (maladie rénale, hyperthyroïdie, diabète) évoluent lentement et sont mieux gérées lorsqu’elles sont détectées tôt.
À chaque visite semestrielle :
Quelques modifications simples améliorent le quotidien d’un chat senior.
La litière : choisissez un bac à bords bas (moins de 10 cm) pour que le chat puisse y entrer sans effort. Placez une litière par étage si votre logement a des escaliers. Un chat arthrosique peut “oublier” sa propreté simplement parce qu’il a mal en enjambant un bac trop haut.
Les zones de repos : installez des coussins ou des lits pour chats dans les endroits que votre chat fréquente. Les chats âgés passent plus de temps à dormir (jusqu’à 20 heures par jour) et ont besoin de surfaces chaudes et moelleuses pour protéger leurs articulations.
Les rampes et marches intermédiaires : si votre chat aimait dormir sur le lit ou le canapé, ajoutez une marche ou une rampe pour lui faciliter l’accès. Des étagères murales progressives remplacent avantageusement les grands sauts.
Le chauffage : les chats âgés sont plus sensibles au froid. Un coussin chauffant à basse température (environ 38 degrés), un plaid épais ou un panier placé près d’un radiateur font une différence notable en hiver.
La gamelle : surélevez les gamelles de nourriture et d’eau de 5 à 10 cm. Cette position réduit la tension sur le cou et les épaules, ce qui est plus confortable pour un chat arthrosique.
Le syndrome de dysfonctionnement cognitif (SDC) est l’équivalent félin de la maladie d’Alzheimer. Il touche environ 28% des chats entre 11 et 14 ans, et plus de 50% des chats de 15 ans et plus.
Les signes à surveiller :
Le SDC ne se guérit pas, mais certains traitements peuvent ralentir sa progression : alimentation enrichie en antioxydants et en acides gras oméga-3, compléments alimentaires (SAMe, phosphatidylsérine), stimulation mentale douce (jeux simples, puzzles alimentaires adaptés).
Avec l’âge, la question de la qualité de vie se pose. L’échelle de qualité de vie vétérinaire (HHHHHMM) évalue sept critères : douleur (Hurt), faim (Hunger), hydratation (Hydration), hygiène, bonheur (Happiness), mobilité (Mobility) et “plus de bons jours que de mauvais” (More good days).
Chaque critère est noté de 0 à 10. Un score total supérieur à 35 sur 70 indiqué une qualité de vie acceptable. Un score inférieur justifie une discussion avec le vétérinaire sur les options disponibles.
Les chats cachent leur douleur par instinct. Un chat qui ronronne peut souffrir - le ronronnement est aussi un mécanisme d’auto-apaisement. Les signes de douleur chronique chez le chat âgé incluent : un toilettage diminué (pelage terne, noeuds), une posture voûtée, un retrait social, une agressivité inhabituelle au toucher et une diminution de l’appétit.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) adaptés au chat existent, mais leur usage au long cours nécessite un suivi rénal et hépatique régulier. Le méloxicam à faible dose est le plus utilisé en Europe. Des alternatives comme l’acupuncture, la physiothérapie et la thérapie laser gagnent du terrain en médecine féline et montrent des résultats encourageants dans la gestion de l’arthrose.
Un chat senior bien accompagné peut vivre confortablement pendant des années. L’attention portée aux détails - un bac à litière adapté, une gamelle surélevée, un coussin chaud - fait souvent plus de différence que les traitements médicaux.
🐱
Recevez chaque semaine nos meilleurs conseils pour prendre soin de votre chat. Gratuit, sans spam.
Comprendre le cycle de vie des puces, reconnaître une infestation, choisir le bon traitement anti-puces et protéger votre chat toute l'année.
Votre chat a des pellicules ? Découvrez les causes possibles (peau sèche, alimentation, parasites) et les solutions pour retrouver un pelage sain.
Tout savoir sur la collerette pour chat : quand l'utiliser, comment l'installer, les alternatives (collerette souple, combinaison, coussin) et conseils d'adaptation.