Calicivirose du chat : symptômes buccaux et prise en charge
La calicivirose du chat provoque ulcères buccaux, fièvre et troubles respiratoires. Symptômes, traitement vétérinaire, vaccination et prévention.
Le diabète du chat touche surtout les félins en surpoids. Symptômes, traitement par insuline, alimentation pauvre en glucides et chances de rémission.
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12 min
Publié le
12 février 2025
Auteur
La Rédaction Titiranol
Le diabète du chat est une maladie métabolique liée à un dysfonctionnement de la régulation du glucose sanguin. Le pancréas ne produit plus assez d’insuline, ou l’organisme du chat ne répond plus correctement à cette hormone. Le résultat : le taux de glucose dans le sang reste anormalement élevé en permanence. On parle d’hyperglycémie chronique.
Chez un chat en bonne santé, la glycémie à jeun se situe entre 0,6 et 1,1 g/L. Au-delà de 2,2 g/L, l’hyperglycémie est confirmée. Ce sucre en excès dans le sang devient toxique pour les organes. Sans traitement, le diabète abîme progressivement le pancréas, les yeux, le système nerveux et le système cardiovasculaire du chat.
La maladie ressemble au diabète de type 2 chez l’homme. D’ailleurs, 80 à 90% des chats diabétiques souffrent de cette forme, qui combine une résistance à l’insuline et un épuisement progressif des cellules bêta du pancréas. Le type 1 - où le pancréas cesse totalement de produire de l’insuline - reste très rare chez le félin.
Tous les chats ne sont pas égaux face au diabète. Les études épidémiologiques dessinent un profil type : chat mâle castré, âgé de plus de 7 ans, en surpoids. Mais le surpoids reste le facteur numéro un.
Un chat obèse a 3,9 fois plus de risques de développer un diabète qu’un chat à poids normal. L’excès de tissu adipeux provoque une résistance à l’insuline : les cellules du corps ne répondent plus efficacement à l’hormone, et le pancréas doit compenser en produisant davantage. A force, les cellules bêta s’épuisent.
Tous les chats obèses ne deviennent pas diabétiques. La maladie apparaît quand la capacité de compensation du pancréas atteint ses limites. Certains chats supportent le surpoids pendant des années sans conséquence. D’autres décompensent rapidement.
La prévalence du diabète félin est en augmentation ces dernières années. Plusieurs experts pointent le développement de l’alimentation sèche industrielle, riche en glucides, comme facteur aggravant à l’échelle de la population.
Les signes du diabète s’installent progressivement. Au début, ils passent souvent inaperçus. Le propriétaire remarque un changement de comportement sans forcément faire le lien avec une maladie métabolique.
Le diabète du chat se manifeste par une combinaison de quatre symptômes principaux :
Si le diabète n’est pas traité, d’autres symptômes apparaissent :
Un chat qui boit beaucoup, urine en excès et maigrit malgré un bon appétit doit être examiné par un vétérinaire rapidement. Plus le diabète est diagnostiqué tôt, meilleures sont les chances de rémission.
Le vétérinaire suspecte un diabète face aux signes cliniques classiques (soif, polyurie, perte de poids). Mais la confirmation passe obligatoirement par des analyses de sang.
Une glycémie à jeun élevée (supérieure à 2,2 g/L) orienté fortement le diagnostic. Le vétérinaire dose aussi la fructosamine, une protéine qui reflète la glycémie moyenne des 2 à 3 semaines précédentes. Ce marqueur est particulièrement utile chez le chat car le stress de la consultation peut faire monter temporairement la glycémie - un phénomène appelé “hyperglycémie de stress” - sans que l’animal soit diabétique.
Une fructosamine supérieure à 400 micromol/L confirme généralement l’hyperglycémie chronique et écarte l’hypothèse du stress.
La présence de glucose dans les urines (glycosurie) renforce le diagnostic. Le vétérinaire recherche aussi la présence de corps cétoniques (cétonurie), qui signale un diabète décompensé et nécessite une prise en charge en urgence.
Le vétérinaire peut aussi prescrire un bilan sanguin complet pour évaluer la fonction rénale, hépatique et pancréatique. Le diabète coexiste souvent avec d’autres maladies chez les chats âgés, comme l’hyperthyroïdie ou l’insuffisance rénale chronique.
Le diabète du chat se traite. Avec une prise en charge rigoureuse, la maladie peut être contrôlée et l’animal peut mener une vie normale. Dans certains cas, une rémission complète est possible.
L’injection d’insuline constitue la base du traitement. La plupart des chats diabétiques reçoivent 2 injections par jour, espacées de 12 heures, par voie sous-cutanée. L’injection se fait généralement dans le pli de peau entre les omoplates ou sur le flanc. La technique est simple et la majorité des propriétaires la maîtrisent après quelques jours de pratique.
Plusieurs types d’insuline existent. Certaines sont spécifiques au chat. Le vétérinaire choisit le type et la dose initiale en fonction de la gravité du diabète, du poids du chat et de sa réponse au traitement. La dose est ensuite ajustée progressivement grâce aux courbes de glycémie.
Le premier contrôle vétérinaire a lieu 7 à 10 jours après le début du traitement. Les consultations sont fréquentes pendant les premiers mois, puis s’espacent une fois le diabète stabilisé.
Le traitement par insuline coûte environ 100 euros par mois, en comptant l’insuline, les seringues ou stylos injecteurs et les bandelettes de contrôle glycémique. Ce budget ne comprend pas les consultations vétérinaires, plus fréquentes au début. Pour les cas qui se stabilisent bien, les visites de suivi passent à une ou deux fois par an.
Un traitement oral à base de gliflozines (inhibiteurs des SGLT-2) est en cours de développement pour le diabète félin. Ces médicaments agissent en éliminant l’excès de glucose par les urines, sans passer par l’insuline. Des essais cliniques ont montré des résultats encourageants chez certains chats, avec parfois une réduction voire un arrêt de l’insulinothérapie. Cette option reste pour l’instant limitée et doit être discutée avec le vétérinaire traitant.
Si le chat reçoit trop d’insuline, sa glycémie chute sous le seuil critique de 60 mg/dL. Les signes : tremblements, désorientation, démarche chancelante, convulsions. Appliquez du miel ou du sirop sur les gencives du chat et contactez le vétérinaire en urgence. Ne doublez jamais une dose d’insuline en cas d’oubli.
L’alimentation joue un rôle central dans la gestion du diabète félin. Un changement de régime, associé à l’insulinothérapie, peut à lui seul favoriser la rémission chez certains chats.
Le principe est simple : réduire les glucides au minimum et augmenter les protéines. Un chat diabétique a besoin d’une alimentation contenant moins de 12% de glucides (environ 3 g pour 100 kcal) et au moins 40 à 50% de protéines sur matière sèche. Les glucides provoquent des pics de glycémie après chaque repas. Les protéines, elles, n’ont presque pas d’impact sur le taux de glucose sanguin du chat.
Les croquettes classiques du commerce contiennent souvent 30 à 40% de glucides - bien trop pour un chat diabétique. L’amidon est nécessaire au processus de fabrication des croquettes, ce qui explique pourquoi même les gammes “sans céréales” contiennent des glucides.
La nourriture humide (pâtée, sachets) est souvent préférable pour un chat diabétique. Elle est naturellement plus pauvre en glucides et plus riche en eau, ce qui aide à l’hydratation. Plusieurs gammes vétérinaires existent en format humide : Hill’s m/d, Purina Pro Plan DM, Royal Canin Diabetic.
Si le chat ne tolère que les croquettes, les gammes vétérinaires spécifiques restent la meilleure option. Elles sont formulées pour limiter les glucides et maximiser les protéines.
La régularité est la clé. Les repas doivent être distribués à heures fixes, en quantités constantes. Cette routine permet d’adapter précisément la dose d’insuline à l’apport glucidique de chaque repas. Un changement d’alimentation impose toujours un réajustement de la dose d’insuline - ne changez jamais le régime sans en parler au vétérinaire.
C’est l’une des différences majeures avec le diabète humain : chez le chat, la rémission est possible. Environ 25 à 30% des chats diabétiques parviennent à se passer d’insuline après une période de traitement.
Quand le diabète est pris en charge rapidement, le pancréas du chat n’est pas encore trop endommagé. L’insulinothérapie soulage les cellules bêta en régulant la glycémie à leur place. Débarrassées de la “glucotoxicité”, ces cellules peuvent récupérer une partie de leur fonction. Si l’alimentation pauvre en glucides est mise en place en parallèle, la charge sur le pancréas diminue encore.
Le résultat : après quelques semaines ou mois de traitement, certains chats n’ont plus besoin d’injections. La rémission survient parfois dès 2 semaines après le diagnostic pour les cas récents. Pour les diabètes plus anciens, il faut compter 3 à 4 mois en général.
Un chat en rémission n’est pas guéri. Le diabète peut revenir, surtout si le chat reprend du poids ou subit un stress important. La glycémie doit être surveillée régulièrement même après l’arrêt de l’insuline. Le régime alimentaire pauvre en glucides doit être maintenu à vie.
Gérer un chat diabétique demande de la rigueur, mais la routine s’installe vite. La plupart des propriétaires s’adaptent en quelques semaines.
L’idée de piquer son chat deux fois par jour peut faire peur au début. En pratique, l’aiguille est très fine et l’injection sous-cutanée est quasi indolore. Le pli de peau entre les omoplates est la zone la plus courante. Beaucoup de chats ne réagissent même pas à l’injection. Un stylo injecteur adapté facilité le geste.
Quelques règles à respecter :
Certains propriétaires apprennent à mesurer la glycémie de leur chat à domicile avec un glucomètre vétérinaire. Une goutte de sang prélevée à l’oreille suffit. Cette surveillance à domicile réduit le stress des visites vétérinaires et donne des courbes de glycémie plus fiables, car le chat est dans son environnement habituel.
Le vétérinaire réalise aussi des courbes de glycémie lors des visites de contrôle : plusieurs mesures sur 12 à 24 heures après l’injection d’insuline, pour vérifier que la dose est adaptée.
Certaines situations imposent une visite vétérinaire immédiate :
L’acidocétose diabétique est la complication la plus grave du diabète non contrôlé. L’organisme, privé de glucose utilisable, brûle massivement les graisses et produit des corps cétoniques toxiques. Sans perfusion et soins intensifs, cette complication peut être fatale.
Gardez toujours du miel ou du sirop de maïs à portée de main. En cas d’hypoglycémie (tremblements, faiblesse soudaine), appliquez une petite quantité sur les gencives du chat et contactez le vétérinaire sans attendre.
Le diabète félin est en grande partie évitable. Les mesures de prévention reposent sur le contrôle du poids et une alimentation adaptée.
La prévention commence par éviter le surpoids. Un chat adulte de taille moyenne pèse entre 3,5 et 5 kg selon sa morphologie. Au-delà, le risque de diabète augmente significativement. Peser le chat tous les mois, adapter les rations et limiter les friandises sont les gestes de base.
La stérilisation favorise la prise de poids. Après l’opération, il est important de réduire les rations de 20 à 30% et de passer à une alimentation pour chat stérilisé, moins calorique.
Un chat qui bouge réduit sa résistance à l’insuline. Les jeux quotidiens, les arbres à chat, les jouets interactifs et les parcours d’exploration stimulent le chat et l’aident à brûler des calories. Un chat d’appartement a besoin d’au moins 15 à 20 minutes d’activité physique par jour.
Les croquettes riches en glucides et pauvres en protéines animales contribuent au surpoids et à la résistance à l’insuline sur le long terme. Une alimentation riche en protéines animales et modérée en glucides, même en dehors de tout contexte de diabète, protège le pancréas du chat.
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