Calicivirose du chat : symptômes buccaux et prise en charge
La calicivirose du chat provoque ulcères buccaux, fièvre et troubles respiratoires. Symptômes, traitement vétérinaire, vaccination et prévention.
Votre chat éternue souvent ? Découvrez les causes possibles (virus, allergies, corps étranger) et quand consulter un vétérinaire.
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Publié le
10 février 2025
Auteur
La Rédaction Titiranol
Un chat peut éternuer de temps en temps sans que cela soit préoccupant. La poussière, un grain de litière ou une odeur forte suffit à provoquer un éternuement isolé. Ce réflexe permet d’expulser les particules irritantes des voies nasales.
La situation change quand les éternuements deviennent fréquents, répétitifs ou accompagnés d’autres symptômes. Un chat qui éternue plusieurs fois par jour pendant plus de 48 heures mérite une attention particulière. L’observation du type de sécrétions nasales (claires, épaisses, colorées, sanglantes) aide le vétérinaire à orienter son diagnostic.
L’herpèsvirus félin est l’une des causes les plus courantes d’éternuements chroniques chez le chat. Ce virus provoque le coryza, une infection des voies respiratoires supérieures qui se manifeste par des éternuements, un écoulement nasal et oculaire, de la fièvre et une perte d’appétit.
Une fois infecté, le chat reste porteur du virus à vie. Les épisodes de stress, un changement d’environnement ou une baisse du système immunitaire peuvent réactiver le virus et provoquer de nouvelles crises d’éternuements.
Le calicivirus provoque des symptômes similaires au FHV-1 avec des éternuements et des écoulements nasaux. Il se distingue par la présence fréquente d’ulcères buccaux qui rendent l’alimentation douloureuse. Le chat peut baver, refuser de manger et présenter une inflammation des gencives.
La vaccination contre le coryza (qui couvre le FHV-1 et le FCV) réduit la gravité des symptômes mais n’empêche pas totalement l’infection.
Les infections bactériennes des voies nasales surviennent souvent en complication d’une infection virale. Les bactéries Bordetella bronchiseptica, Chlamydophila felis et Mycoplasma sont les plus impliquées.
Les signes d’une infection bactérienne incluent un écoulement nasal épais et jaunâtre ou verdâtre, une congestion marquée et parfois de la fièvre. Un traitement antibiotique prescrit par le vétérinaire est alors nécessaire. L’antibiothérapie dure en général 7 à 14 jours, et il est important de respecter la durée complète du traitement même si les symptômes s’améliorent rapidement.
Les chats peuvent développer des allergies respiratoires, bien que ce soit moins fréquent que chez les humains. Les allergènes courants incluent :
L’allergie se manifeste par des éternuements répétitifs sans écoulement coloré ni fièvre. L’identification et l’élimination de l’allergène constituent le traitement principal. Passer à une litière non parfumée et à base de granulés peu poussiéreuses résout souvent le problème.
Un brin d’herbe, un fragment de plante ou un petit débris peut se loger dans les fosses nasales du chat. Le signe typique est un éternuement soudain, violent et unilatéral (un seul côté du nez coule). Le chat se frotte le nez avec les pattes et peut sembler agité.
Dans certains cas, le chat parvient à expulser le corps étranger tout seul. Si les éternuements persistent au-delà de quelques heures, une consultation vétérinaire s’impose. Le praticien peut procéder à une rhinoscopie pour localiser et retirer l’objet sous anesthésie.
Les racines des dents supérieures du chat (prémolaires et molaires) se trouvent très proches des fosses nasales. Un abcès dentaire ou une infection de la racine d’une dent peut se propager vers les sinus et provoquer des éternuements chroniques avec un écoulement nasal souvent unilatéral.
Les signes associés sont une mauvaise haleine, une difficulté à manger, un gonflement de la joue ou une perte de poids. Un examen dentaire complet, éventuellement accompagné de radiographies, permet de poser le diagnostic.
Les polypes nasopharyngés sont des excroissances bénignes qui se développent dans l’arrière-nez ou le conduit auditif. Ils touchent surtout les jeunes chats et provoquent des éternuements, des ronflements et une respiration bruyante. Leur retrait chirurgical est le traitement de référence.
Les tumeurs nasales (carcinomes, lymphomes) sont plus rares et concernent surtout les chats âgés de plus de 10 ans. Un écoulement nasal sanglant unilatéral, une déformation du nez ou un gonflement facial sont des signes d’alerte qui justifient une consultation rapide.
Certains signes associés aux éternuements nécessitent une visite vétérinaire dans les 24 à 48 heures :
Un chat qui ne mange plus du tout doit être vu en urgence, car les chats sont sensibles à la lipidose hépatique (maladie du foie liée au jeûne prolongé).
En attendant la consultation ou pour accompagner le traitement, quelques gestes simples aident le chat à mieux respirer :
Le coryza se prévient par la vaccination annuelle. Même les chats d’intérieur doivent être vaccinés, car le virus peut être introduit par les chaussures ou les vêtements du propriétaire.
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