Calicivirose du chat : symptômes buccaux et prise en charge
La calicivirose du chat provoque ulcères buccaux, fièvre et troubles respiratoires. Symptômes, traitement vétérinaire, vaccination et prévention.
L'arthrose touche 90% des chats de plus de 12 ans. Symptômes discrets, diagnostic, traitements vétérinaires et aménagements pour soulager votre chat.
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12 min
Publié le
12 février 2025
Auteur
La Rédaction Titiranol
L’arthrose du chat est une maladie dégénérative des articulations. Le cartilage qui protège les extrémités osseuses se dégrade progressivement, provoquant douleur, inflammation et perte de mobilité. Cette usure est irréversible : le cartilage détruit ne se régénère pas.
Les chiffres sont parlants. Une étude radiographique menée en 2002 a révélé des lésions d’arthrose dans au moins une articulation chez 90% des chats de plus de 12 ans. Chez les chats de 6 à 12 ans, la prévalence se situe entre 30 et 60% selon les études. La maladie n’est pas réservée aux vieux chats : un traumatisme articulaire, une malformation congénitale ou un excès de poids peuvent déclencher une arthrose précoce dès l’âge de 4 ou 5 ans.
Le problème principal reste le sous-diagnostic. Les chats masquent leur douleur. Ils ne geignent pas, ne boitent pas de manière évidente. Ils s’adaptent en silence, réduisant progressivement leur activité. Beaucoup de propriétaires attribuent ces changements au vieillissement normal, alors qu’une prise en charge existe.
Toutes les articulations du chat peuvent développer de l’arthrose, mais certaines sont plus exposées que d’autres.
Les hanches arrivent en tête : 38 à 65% des chats arthrosiques présentent des lésions à ce niveau. Les coudes suivent, avec une prévalence de 17 à 45%. Les genoux (articulations fémorotibiennes), les épaules et la colonne vertébrale sont aussi concernés, en particulier la région lombaire et lombo-sacrée.
Un chat atteint aux hanches aura du mal à sauter sur le canapé ou à monter les escaliers. Une arthrose des coudes rend la descente plus difficile que la montée. Une atteinte de la colonne provoque des raideurs au lever et des douleurs lorsqu’on touche le dos du chat.
Il est fréquent qu’un chat souffre d’arthrose dans plusieurs articulations en même temps. Les radiographies révèlent souvent des lésions bilatérales - les deux hanches ou les deux coudes touchés simultanément.
Avec l’âge, le cartilage perd sa capacité d’absorption des chocs. Le liquide synovial, qui lubrifie l’articulation, se raréfie. Les surfaces osseuses frottent l’une contre l’autre et des excroissances osseuses (ostéophytes) se forment. Ce processus est lent, progressif et commence bien avant l’apparition des premiers signes cliniques.
Chaque kilo en trop exerce une pression supplémentaire sur les articulations. Un chat de 6 kg qui devrait peser 4 kg impose 50% de charge en plus sur ses hanches et ses genoux. L’excès de poids accélère l’usure du cartilage et amplifie l’inflammation articulaire. Le tissu adipeux en lui-même produit des substances pro-inflammatoires qui aggravent la maladie.
Une fracture articulaire mal consolidée, une luxation de la rotule, une dysplasie de la hanche ou du coude, une rupture du ligament croisé : toutes ces atteintes modifient la biomécanique de l’articulation. Le cartilage subit des contraintes anormales et se dégrade plus vite. L’arthrose qui en découle est dite “secondaire”.
Certaines races sont prédisposées aux anomalies articulaires. Les Scottish Fold, avec leur mutation du cartilage qui plie les oreilles, développent souvent une arthrose précoce et sévère des pattes et de la queue. Les Maine Coon et les Persans sont plus sujets à la dysplasie de la hanche.
Le chat ne montre pas sa douleur comme le chien. Pas de gémissements, pas de boiterie franche dans la grande majorité des cas. Les signes sont discrets et s’installent progressivement.
Le chat arrête de sauter sur les meubles ou hésite longuement avant de le faire. Il monte les escaliers marche par marche au lieu de les grimper d’un bond. Il descend d’un meuble en passant par un objet intermédiaire. Il se lève avec lenteur après une sieste, le corps raide, et met quelques pas à retrouver une démarche fluide. Ces raideurs sont plus marquées le matin ou par temps froid.
Un chat arthrosique devient souvent plus irritable. Il grogne ou feule quand on le touche à certains endroits. Il refuse d’être porté. Il s’isole, dort davantage, joue moins. Des chats habituellement propres se mettent à uriner à côté de la litière parce que l’enjambement du rebord est devenu trop douloureux.
Les chats arthrosiques cessent de se toiletter les zones difficiles d’accès : le bas du dos, l’arrière-train, les flancs. Le pelage devient terne, emmêlé, avec parfois des noeuds. Un chat qui a toujours été impeccable et qui se néglige mérite une attention particulière.
Si votre chat a plus de 7 ans et montre un ou plusieurs de ces signes, demandez un bilan articulaire à votre vétérinaire. Un diagnostic précoce permet de ralentir la progression de la maladie.
Certains chats lèchent de manière répétitive les articulations douloureuses - poignets, coudes, genoux. Ce léchage peut provoquer des zones de dépilation ou des irritations cutanées. Le signe est facile à confondre avec une allergie ou un problème dermatologique.
Le vétérinaire commence par un examen clinique complet. Il palpe les articulations une par une, teste l’amplitude de mouvement, détecte les craquements (crépitations), les gonflements et les zones de douleur. Le chat peut réagir en se crispant, en retirant la patte ou en tentant de mordre quand l’articulation touchée est manipulée.
La radiographie est l’examen de référence. Elle révèle les ostéophytes, le pincement de l’interligne articulaire, l’épaississement de la capsule articulaire et la sclérose de l’os sous le cartilage. Ces signes permettent de grader la sévérité de l’arthrose et de choisir le traitement adapté.
Un bilan sanguin est généralement réalisé en parallèle, surtout chez les chats âgés. Il vérifie le fonctionnement des reins et du foie avant toute prescription d’anti-inflammatoires. Les AINS peuvent en effet affecter ces organes.
Les vétérinaires spécialisés recommandent des radiographies préventives du bassin et du dos dès l’âge de 7 à 9 ans, compte tenu de la très forte prévalence de l’arthrose chez les chats seniors.
Les AINS restent le traitement de première intention pour gérer la douleur et l’inflammation articulaire. Le méloxicam est la molécule la plus utilisée chez le chat. La posologie est adaptée au poids de l’animal et la durée du traitement doit être la plus courte possible à la dose efficace la plus basse.
Les AINS peuvent provoquer des effets secondaires digestifs (vomissements, diarrhée), rénaux ou hépatiques. Un suivi sanguin régulier est nécessaire, en particulier chez les chats âgés dont les reins sont souvent fragilisés. Le coût mensuel se situe entre 20 et 40 euros.
Cette classe de médicaments est arrivée récemment en médecine féline. Les anticorps monoclonaux ciblent le NGF (Nerve Growth Factor), une protéine impliquée dans la transmission de la douleur articulaire. Le traitement se présente sous forme d’injection sous-cutanée, renouvelée tous les mois.
L’avantage : une seule injection par mois, pas de comprimé à donner quotidiennement, et un meilleur profil de tolérance rénale que les AINS. Le coût se situe entre 50 et 80 euros par injection. Ce traitement a changé la donne pour beaucoup de chats arthrosiques âgés chez qui les AINS étaient contre-indiqués.
Le tramadol et la gabapentine sont parfois utilisés en complément, surtout quand la douleur est intense ou neuropathique. La gabapentine a aussi un léger effet anxiolytique, ce qui aide les chats stressés par leur douleur chronique. Ces médicaments ne se donnent jamais sans prescription vétérinaire.
Les compléments alimentaires ne remplacent pas les traitements médicamenteux, mais ils participent à la protection du cartilage restant et à la réduction de l’inflammation à long terme.
Ces deux molécules sont les composants naturels du cartilage. En supplémentation, elles stimulent la production de protéoglycanes et freinent la dégradation du cartilage existant. Pour un chat de moins de 4,5 kg, la dose quotidienne recommandée est de 125 mg de glucosamine et 100 mg de chondroïtine pendant 4 à 6 semaines, puis un jour sur deux en entretien.
Les résultats ne sont pas immédiats. Il faut compter 3 à 6 semaines de cure avant de constater une amélioration. Les compléments existent sous forme de comprimés, de poudre à mélanger à la nourriture ou de bouchées appétentes.
Les acides gras oméga 3 à longue chaîne, en particulier l’EPA et le DHA issus des huiles de poisson ou de krill, possèdent un effet anti-inflammatoire démontré. Parmi tous les compléments alimentaires étudiés, les oméga 3 sont ceux pour lesquels les preuves d’efficacité sur l’arthrose féline sont les plus solides.
Ils se donnent en cure continue, mélangés à la nourriture. L’huile de saumon ou de krill sont les sources les plus courantes.
Avant de donner un complément alimentaire à votre chat, demandez l’avis de votre vétérinaire. Certains produits interagissent avec les médicaments en cours ou sont contre-indiqués en cas de maladie rénale.
L’harpagophytum (griffe du diable) est la plante la plus utilisée pour les douleurs articulaires. Ses propriétés antalgiques et anti-inflammatoires en font un complément intéressant, avec moins d’effets secondaires digestifs que les AINS classiques. La moule verte de Nouvelle-Zélande est aussi proposée pour ses glycosaminoglycanes naturels.
Adapter l’environnement est aussi important que le traitement médicamenteux. Le but : réduire le nombre de mouvements douloureux que le chat doit effectuer chaque jour.
Placez des marches intermédiaires, des rampes ou des escaliers pour animaux devant le canapé, le lit et les rebords de fenêtre que votre chat fréquente. Une chaise positionnée à côté de l’arbre à chat lui permet de monter sans effort. Si votre logement a plusieurs étages, dupliquez les ressources (eau, nourriture, litière) à chaque niveau.
Le bac à litière est souvent le premier problème. Un chat arthrosique peine à enjamber un rebord haut. Optez pour un bac à bords bas - 10 cm maximum. Pour les chats très atteints, un bac à entrée découpée (une encoche sur un côté) facilité encore l’accès. Placez la litière dans un endroit facile d’accès, pas au sous-sol ni en haut d’un escalier raide.
Les chats arthrosiques dorment mieux sur un matelas à mémoire de forme qui épouse les contours du corps et limite les points de pression. Évitez les paniers à rebords hauts dans lesquels le chat doit enjamber pour entrer. Installez le couchage dans un endroit chaud, à l’abri des courants d’air. Le froid aggrave les douleurs articulaires.
Surélevez les gamelles d’eau et de nourriture de quelques centimètres. Un chat arthrosique au niveau des coudes ou des épaules souffre en se penchant vers le sol. Un support de gamelle surélevé ou une simple boîte en carton suffisent.
Le contrôle du poids est le levier le plus efficace - et le plus sous-estimé - pour soulager un chat arthrosique. Chaque gramme en trop compte.
Un chat en surpoids doit maigrir, mais progressivement. Une perte de poids trop rapide expose le chat à la lipidose hépatique, une maladie du foie potentiellement mortelle. Le vétérinaire établit un objectif de poids et un plan alimentaire adapté, avec des pesées régulières (toutes les 2 à 4 semaines).
Les protéines animales pour un chat adulte." tabindex="0">croquettes vétérinaires formulées pour les problèmes articulaires contiennent des doses thérapeutiques de glucosamine, chondroïtine et oméga 3. Elles associent un apport calorique réduit pour les chats en surpoids. Ces gammes (Hill’s Metabolic + Mobility, Royal Canin Mobility, par exemple) représentent un investissement - 50 à 70 euros pour un sac de 3 à 4 kg - mais elles combinent gestion du poids et soutien articulaire en un seul aliment.
Ne réduisez jamais les rations de votre chat sans avis vétérinaire. Un régime trop brutal peut provoquer une lipidose hépatique, une urgence médicale grave.
L’immobilité est l’ennemie de l’arthrose. Le cartilage se nourrit grâce au liquide synovial, qui se répartit dans l’articulation uniquement par le mouvement. Un chat qui ne bouge plus voit son cartilage se dégrader encore plus vite.
L’objectif n’est pas de forcer le chat à courir, mais de l’encourager à bouger un peu chaque jour. Des séances de jeu courtes - 5 à 10 minutes, 2 à 3 fois par jour - avec une canne à pêche, un plumeau ou une balle légère suffisent. Adaptez l’intensité : des mouvements au sol, pas de sauts. Si le chat se cache, refuse de jouer ou halète, arrêtez la séance.
Les massages doux peuvent aussi aider. Des séances de 5 à 10 minutes, avec des pressions légères le long du dos et des cuisses, stimulent la circulation sanguine et détendent les muscles crispés autour des articulations douloureuses. Tous les chats ne les acceptent pas. Respectez ses limites.
Certains cabinets et cliniques vétérinaires proposent des séances de physiothérapie pour les chats arthrosiques. Ces techniques, empruntées à la rééducation humaine, sont encore peu répandues en France mais se développent.
La thermothérapie utilise la chaleur (40 à 45 degrés) pour détendre les muscles et la cryothérapie (application de froid) pour réduire l’inflammation après une crise. Les ultrasons thérapeutiques pénètrent les tissus en profondeur et soulagent les raideurs articulaires. L’hydrothérapie (marche sur tapis roulant immergé) reste rare chez le chat, la plupart des félins supportant mal le contact avec l’eau.
Ces séances coûtent entre 30 et 60 euros l’unité et nécessitent généralement un rythme hebdomadaire pendant plusieurs semaines. Leur efficacité dépend de la coopération du chat.
L’arthrose ne se guérit pas, mais elle se gère. Un chat arthrosique correctement pris en charge conserve une bonne qualité de vie pendant des années. Certains chats sous traitement adapté dépassent les 18 ou 20 ans.
Le suivi vétérinaire est régulier : tous les 3 à 6 mois pour ajuster le traitement, contrôler le poids et évaluer la douleur. Des grilles d’évaluation de la douleur chronique féline existent - votre vétérinaire peut vous en fournir une à remplir à domicile entre les consultations.
Au quotidien, observez votre chat. Notez les jours où il semble plus raide, les périodes où il bouge mieux. Le froid, l’humidité et le manque d’activité aggravent souvent les symptômes. Un carnet de suivi simple - date, niveau de mobilité, comportement - aide le vétérinaire à ajuster le traitement au fil du temps.
La maladie évolue par paliers. Il y a des périodes stables et des poussées inflammatoires. Les crises se gèrent avec des AINS sur quelques jours, le traitement de fond (compléments, gestion du poids, aménagements) se poursuit en continu. Cette combinaison - traitement de crise et traitement de fond - est la clé d’un confort durable.
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