Comment aider un chat trop maigre à prendre du poids
Votre chat est trop maigre ? Découvrez les causes possibles, les aliments riches en calories et les méthodes pour l'aider à reprendre du poids en toute sécurité.
40 à 50 % des chats sont en surpoids. Apprenez à évaluer la corpulence de votre chat, comprendre les risques de l'obésité féline et mettre en place un programme d'amaigrissement adapté.
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6 min
Publié le
10 février 2025
Auteur
La Rédaction Titiranol
Les études vétérinaires récentes s’accordent sur un constat : entre 40 et 50 % des chats domestiques dans les pays occidentaux sont en surpoids ou obèses. Ce taux a augmenté de façon régulière au cours des vingt dernières années, en parallèle avec la sédentarisation croissante des chats d’intérieur.
Un chat est considéré en surpoids lorsqu’il dépasse de 10 à 20 % son poids idéal. Au-delà de 20 %, on parle d’obésité. Pour un chat dont le poids idéal est de 4 kg, cela signifie que 4,8 kg représente déjà un seuil d’obésité.
Le score d’état corporel est l’outil de référence. Sur une échelle de 1 à 9 :
L’excès de poids n’est pas un problème esthétique. Il raccourcit l’espérance de vie du chat et augmente le risque de plusieurs maladies.
Un chat obèse a quatre fois plus de risques de développer un diabète qu’un chat de poids normal. L’excès de tissu adipeux provoque une résistance à l’insuline. Le pancréas compense en produisant davantage d’insuline, jusqu’à l’épuisement. Le diabète félin est parfois réversible si le chat perd du poids suffisamment tôt.
Le surpoids exerce une pression supplémentaire sur les articulations, en particulier les genoux, les hanches et les coudes. L’arthrose s’installe plus tôt et progresse plus vite. Le chat bouge moins, ce qui aggrave la prise de poids - un cercle vicieux difficile à briser.
La lipidose hépatique féline (ou “foie gras du chat”) est une urgence médicale. Elle survient paradoxalement quand un chat obèse cesse brutalement de manger (anorexie de plus de 48 heures). Le corps mobilise massivement les réserves de graisse, qui submergent le foie. Sans traitement, la mortalité est élevée. C’est pourquoi un régime amaigrissant chez le chat doit toujours être progressif.
L’obésité augmente le risque de cystite, de calculs urinaires et de maladie du bas appareil urinaire félin (MBAUF). Les chats en surpoids boivent souvent insuffisamment et se déplacent moins vers la litière, deux facteurs aggravants.
L’obésité est aussi associée à une moins bonne réponse immunitaire, des difficultés respiratoires, une hausse des complications anesthésiques et des problèmes dermatologiques (le chat trop gros ne peut plus se toiletter correctement, surtout la région lombaire et périnéale).
La cause numéro un reste l’excès calorique. Les croquettes industrielles sont énergétiquement denses : une poignée de trop chaque jour représente un surplus calorique significatif sur plusieurs mois. Les portions recommandées sur les emballages sont souvent surestimées.
Laisser la gamelle pleine en permanence fonctionne pour certains chats capables de s’autoréguler. Pour d’autres, la nourriture disponible en continu entraîne un grignotage constant. Les chats qui s’ennuient mangent par désoeuvrement, comme les humains devant un placard ouvert.
Les friandises industrielles et les restes de table ajoutent des calories “invisibles”. Trois ou quatre friandises par jour peuvent représenter 10 à 15 % de l’apport calorique quotidien d’un chat de 4 kg.
La ovariectomie) et le mâle (castration). Réduit les comportements indésirables et certains risques de santé." tabindex="0">stérilisation modifie le métabolisme : les besoins énergétiques diminuent de 20 à 30 % après l’opération, alors que l’appétit a tendance à augmenter. Si la ration n’est pas ajustée dans les semaines qui suivent la stérilisation, la prise de poids est quasi-automatique.
Un chat d’intérieur qui n’a pas de stimulation environnementale suffisante (arbre à chat, jouets, jeux interactifs) dépense peu d’énergie. Son budget calorique quotidien est plus bas que celui d’un chat qui sort, chasse et grimpe.
La première étape est une visite vétérinaire pour déterminer le poids cible et exclure une cause médicale (hypothyroïdie, rare chez le chat, ou traitement médicamenteux). Le vétérinaire calcule le nombre de calories quotidiennes nécessaires pour une perte de poids progressive.
Un chat adulte d’intérieur stérilisé a besoin d’environ 40 à 45 kcal par kg de poids idéal par jour pour maintenir son poids. Pour perdre du poids, le vétérinaire prescrit généralement 80 % de ce besoin d’entretien calculé sur le poids cible (pas le poids actuel).
Exemple : un chat dont le poids idéal est de 4,5 kg a un besoin d’entretien d’environ 180 kcal/jour. Pour maigrir, sa ration sera fixée autour de 145 kcal/jour.
La perte doit être lente : 1 à 2 % du poids corporel par semaine, soit environ 50 à 100 g par semaine pour un chat de 5 kg. Une perte trop rapide expose au risque de lipidose hépatique.
Pesez le chat toutes les deux semaines dans les mêmes conditions (même heure, même balance). Si le poids stagne pendant trois semaines consécutives, réduisez la ration de 5 à 10 % ou consultez votre vétérinaire pour ajuster le plan.
Un programme de perte de poids chez le chat dure généralement entre 6 et 12 mois. La patience est la clé : chaque gramme perdu améliore la mobilité, le confort et la santé du chat.
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