Un chat tigré allongé sur une balance
🐱 Mammifères

Comment faire maigrir votre chat : conseils pratiques et sans danger

Guide complet pour aider votre chat en surpoids à retrouver un poids sain. Rythme de perte, alimentation adaptée, exercice et suivi vétérinaire.

Lecture

5 min

Publié le

10 février 2025

Auteur

La Rédaction Titiranol

Sommaire

Pourquoi le surpoids menace la santé de votre chat

L’obésité féline touche entre 25 et 40 % des chats domestiques dans les pays occidentaux. Un chat en surpoids s’expose à des risques accrus de diabète de type 2, d’arthrose, de maladies urinaires et de problèmes cardiaques. Sa durée de vie moyenne diminue de deux à trois ans par rapport à un chat de poids normal.

Un chat est considéré en surpoids lorsqu’il dépasse de 10 à 15 % son poids idéal. Au-delà de 20 %, on parle d’obésité. Le vétérinaire utilise le Body Condition Score (BCS), une échelle de 1 à 9 où le poids idéal se situe entre 4 et 5. À ce stade, les côtes sont palpables sous une fine couche de graisse et la taille reste visible vue du dessus.

Définir un objectif de perte de poids réaliste

Le rythme recommandé pour un chat se situe entre 1 et 2 % de son poids corporel par semaine. Pour un chat de 7 kg, cela représente 70 à 140 g par semaine. Ce rythme lent permet de préserver la masse musculaire et d’éviter une complication grave : la lipidose hépatique.

Le danger de la lipidose hépatique

Lorsqu’un chat perd du poids trop rapidement - ou cesse de manger pendant plus de 48 heures - son organisme mobilise massivement les réserves de graisse vers le foie. Le foie félin n’est pas équipé pour traiter un tel afflux lipidique. Les cellules hépatiques se gorgent de graisse et cessent de fonctionner. Cette insuffisance hépatique peut être mortelle sans prise en charge rapide. C’est pourquoi un régime drastique ou un jeûne sont strictement contre-indiqués chez le chat.

Réduire l’apport calorique avec méthode

La première étape consiste à calculer les besoins caloriques de votre chat à son poids cible (et non à son poids actuel). Le vétérinaire peut déterminer ce chiffre, mais en moyenne, un chat d’intérieur de poids normal a besoin de 20 à 25 kcal par kilo et par jour.

La réduction calorique recommandée se situe autour de 15 à 20 % par rapport à l’apport actuel. Une réduction plus agressive augmente le risque de lipidose hépatique et de carences nutritionnelles.

Mesurer les portions avec précision

La gamelle “à l’oeil” est la première cause de suralimentation. Utilisez une balance de cuisine pour peser chaque repas. Si vous distribuez des protéines animales pour un chat adulte." tabindex="0">croquettes, une tasse standard contient environ 300 à 400 kcal selon la marque - une information qui figure sur l’emballage. Comparez cette valeur aux besoins calculés et ajustez.

Privilégier un régime riche en protéines

Les chats sont des carnivores stricts. Un régime amaigrissant efficace repose sur une alimentation riche en protéines (minimum 40 % de la matière sèche) et pauvre en glucides (moins de 10 %). Les protéines préservent la masse musculaire pendant la perte de poids. Les aliments diététiques vétérinaires répondent généralement à ces critères, avec une densité calorique réduite et un apport en fibres qui favorise la satiété.

La pâtée humide présente un avantage sur les croquettes : elle contient 70 à 80 % d’eau, ce qui augmente le volume du repas pour un apport calorique moindre. Un chat qui mange de la pâtée se sent rassasié plus longtemps.

Augmenter la dépense énergétique

La restriction calorique seule suffit rarement. L’activité physique accélère la perte de graisse, tonifie les muscles et stimule le moral du chat.

Séances de jeu quotidiennes

Visez deux séances de 10 à 15 minutes par jour avec des jouets qui imitent une proie : plumeau, canne à pêche, laser (toujours terminer par un jouet physique que le chat peut “attraper”). Les chats en surpoids se fatiguent vite - commencez par des sessions courtes et augmentez progressivement.

Gamelles interactives et puzzles alimentaires

Les puzzle feeders obligent le chat à travailler pour obtenir sa nourriture. Cela ralentit l’ingestion et reproduit le comportement de recherche alimentaire naturel. Commencez par des modèles simples (balle distributrice) avant de passer à des puzzles plus complexes.

Aménager l’espace vertical

Des étagères murales, des arbres à chat et des parcours en hauteur encouragent le chat à grimper et sauter. Placez une partie de la ration quotidienne en hauteur pour motiver les déplacements.

Gérer les friandises

Les friandises représentent souvent un apport calorique caché. Une seule friandise commerciale peut contenir 5 à 10 kcal - soit l’équivalent de plusieurs minutes de jeu. Deux approches fonctionnent :

  • Remplacer les friandises par de petits morceaux de poulet cuit ou de courgette (certains chats l’acceptent).
  • Déduire les calories des friandises de la ration quotidienne. Les friandises ne doivent pas dépasser 10 % de l’apport calorique total.

Suivre les progrès

Pesez votre chat une fois par semaine, le matin avant le repas, sur la même balance. Notez le poids dans un carnet ou une application. La courbe de poids doit descendre de façon régulière. Un plateau de plus de trois semaines signale qu’il faut réajuster les portions ou l’activité.

Un contrôle vétérinaire mensuel pendant les premiers mois permet de vérifier que la perte de poids se passe bien et d’adapter le plan si besoin. Le vétérinaire surveille aussi les paramètres hépatiques pour détecter tout signe de lipidose.

Le rôle du vétérinaire

Un programme de perte de poids chez le chat se construit avec un professionnel de santé animale. Le vétérinaire écarte d’abord les causes médicales de prise de poids (hypothyroïdie, traitement corticoïde), détermine le poids cible, prescrit l’alimentation adaptée et fixe le calendrier de suivi. Tenter de faire maigrir son chat sans avis vétérinaire revient à risquer une perte trop rapide ou des carences.

La perte de poids chez le chat demande de la patience. Comptez entre six mois et un an pour atteindre l’objectif dans les cas d’obésité modérée. Le résultat - un chat plus agile, plus joueur et en meilleure santé - justifie largement cet investissement en temps.

🐱

Vous avez aime cet article ?

Recevez chaque semaine nos meilleurs conseils pour prendre soin de votre chat. Gratuit, sans spam.

Articles similaires