Un chat roux mange dans une gamelle en céramique
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Comment aider un chat trop maigre à prendre du poids

Votre chat est trop maigre ? Découvrez les causes possibles, les aliments riches en calories et les méthodes pour l'aider à reprendre du poids en toute sécurité.

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5 min

Publié le

10 février 2025

Auteur

La Rédaction Titiranol

Sommaire

Reconnaître un chat en sous-poids

Le Body Condition Score (BCS) permet d’évaluer l’état corporel d’un chat sur une échelle de 1 à 9. Un score de 1 à 3 indiqué un sous-poids. A ce stade, les côtes, les vertèbres et les os du bassin sont visibles ou très facilement palpables. La taille est fortement marquée et l’abdomen est creux vu de profil. Un chat adulte de taille moyenne (type européen) pèse normalement entre 3,5 et 5 kg, mais cette fourchette varie selon la race et la morphologie.

La pesée seule ne suffit pas : un Maine Coon de 5 kg est en sous-poids, tandis qu’un Siamois au même poids peut être dans la norme. Le BCS, combiné à la pesée, donne une image fiable de la situation.

Écarter les causes médicales en priorité

Un chat qui maigrit ou qui ne prend pas de poids malgré un appétit normal doit être examiné par un vétérinaire avant tout changement alimentaire. Plusieurs pathologies provoquent un amaigrissement :

  • Hyperthyroïdie : fréquente chez les chats de plus de 7 ans, elle accélère le métabolisme.
  • Diabète : le chat mange beaucoup mais ne retient pas les nutriments.
  • Insuffisance rénale chronique : entraîne nausées et perte d’appétit.
  • Parasites intestinaux : vers ronds, vers plats ou giardia détournent les nutriments.
  • Maladies inflammatoires digestives (MICI) : malabsorption chronique.
  • Problèmes dentaires : douleur à la mastication qui réduit la prise alimentaire.

Un bilan sanguin, une analyse d’urine et un examen des selles permettent d’identifier la plupart de ces causes. Traiter la maladie sous-jacente est souvent la première étape pour que le chat reprenne du poids.

Augmenter l’apport calorique

Une fois les causes médicales écartées ou traitées, l’objectif est d’augmenter progressivement l’apport calorique sans provoquer de troubles digestifs.

Choisir des aliments à haute densité énergétique

Les aliments pour chatons constituent une option pratique pour un chat adulte en sous-poids. Ils contiennent 20 à 30 % de calories de plus que les aliments adultes, avec des taux élevés de protéines et de matières grasses. La plupart des marques vétérinaires proposent aussi des gammes “convalescence” ou “haute énergie” conçues pour la reprise de poids.

Les pâtées et mousses sont préférables aux croquettes dans un premier temps : leur texture molle convient aux chats affaiblis ou souffrant de problèmes dentaires, et leur forte teneur en eau améliore l’hydratation.

Fractionner les repas

Au lieu de deux repas par jour, proposez quatre à six petits repas. Un chat malade ou affaibli mange souvent de petites quantités à la fois. Des repas fréquents augmentent l’apport total sans forcer l’estomac. Si votre emploi du temps ne permet pas cette fréquence, un distributeur automatique programmé peut prendre le relais.

Stimuler l’appétit

Un chat qui boude sa gamelle a parfois juste besoin d’un déclencheur sensoriel :

  • Tiédir la nourriture : 10 secondes au micro-ondes ou un bain-marie libèrent les arômes. La température idéale se situe autour de 38 °C, proche de celle d’une proie fraîche.
  • Aliments à odeur forte : le thon, la sardine ou le foie de poulet légèrement cuit attirent les chats les plus difficiles. Utilisez-les en petites quantités comme “topping” sur la nourriture habituelle.
  • Varier les textures : alternez pâtée, mousse, morceaux en sauce et croquettes pour éviter la lassitude alimentaire.
  • Gamelle propre et bien placée : loin de la litière, dans un endroit calme, à l’écart du passage.

Compléments et suppléments

Certains suppléments aident à la reprise de poids lorsqu’ils sont utilisés sous contrôle vétérinaire :

  • Acides gras oméga-3 (huile de poisson) : soutiennent l’appétit et réduisent l’inflammation digestive. Une demi-cuillère à café par jour pour un chat adulte.
  • Probiotiques félins : rétablissent la flore intestinale après une maladie ou un traitement antibiotique, ce qui améliore l’absorption des nutriments.
  • Vitamines B : la vitamine B12 en particulier stimule l’appétit chez les chats souffrant de troubles digestifs. Le vétérinaire peut l’administrer par injection pour un effet rapide.
  • Pâte haute énergie : les gels caloriques vétérinaires (type Nutri-Plus ou Energel) apportent des calories concentrées en petite quantité. Utiles pour les chats qui mangent très peu.

La reprise alimentaire après une maladie

Un chat qui n’a pas mangé pendant plusieurs jours nécessite une réalimentation progressive. L’estomac et les intestins ont réduit leur capacité de digestion pendant le jeûne. Reprendre avec des repas normaux provoque souvent des vomissements et des diarrhées.

Le protocole recommandé :

  1. Jours 1-2 : 25 % de la ration normale, répartie en 6 petits repas. Aliment très digestible (type gastrointestinal vétérinaire).
  2. Jours 3-4 : 50 % de la ration, en 4 repas.
  3. Jours 5-6 : 75 % de la ration, en 3 repas.
  4. Jour 7 : ration complète.

Ce schéma s’adapte à la réponse du chat. Tout signe de nausée (salivation, lèche des babines) ou de diarrhée impose de revenir à l’étape précédente.

Suivre la progression

Pesez le chat une fois par semaine, le matin, sur la même balance. Un gain de 100 à 200 g par semaine est un bon rythme pour un chat adulte. Une prise de poids trop rapide peut signaler une rétention d’eau (pathologie) plutôt qu’un gain de masse.

Notez aussi l’évolution du BCS toutes les deux semaines. Les côtes doivent devenir progressivement moins saillantes, et la silhouette retrouver une forme plus arrondie au niveau des flancs.

Un suivi vétérinaire régulier - toutes les deux à quatre semaines - permet d’ajuster le plan alimentaire et de vérifier que le poids gagné correspond bien à de la masse musculaire et non à de la graisse abdominale. Le vétérinaire peut aussi adapter les suppléments en fonction des résultats sanguins.

Quand s’inquiéter

Consultez en urgence si le chat refuse toute nourriture pendant plus de 24 heures, perd du poids malgré une alimentation adaptée, présente des vomissements répétés ou une diarrhée persistante. Ces signes peuvent indiquer une aggravation de la pathologie sous-jacente ou l’apparition d’une lipidose hépatique, une complication grave du jeûne chez le chat.

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